De la résine au chêne : reprise d’une main courante sur mesure
Reprise d’une main courante en chêne huilé — 40 mètres linéaires
Le contexte : une reprise de chantier
Ce projet est né d’une reprise de chantier : une main courante en résine avait été posée par un autre menuisier, mais refusée par le client qui souhaitait du bois. Après dépose totale, relevé de côtes et établissement des plans, nous avons pris en charge l’intégralité de la réalisation en sous-traitance.
De l’étude à la pose : un mois de travail
Le projet a été mené en environ un mois à deux, de l’étude jusqu’à l’installation :
- 1 semaine de plans et d’étude
- 3 semaines de fabrication en atelier
- 1 semaine de pose sur site
Le bois retenu est le chêne avec finition huilée, pour répondre aux attentes esthétiques du client.
Les défis techniques : quand le support impose sa loi
Une lisse métallique irrégulière
La lisse existante présentait de fortes irrégularités de surface — bosselée par endroits, vrillée par d’autres. Un ajustage important a été nécessaire directement sur place : tailler le bois pour compenser les défauts du support et garantir un ajustement parfait. Trois jours de travail à deux, de 7h à 22h, pour tenir les délais.
Le débillardage sur une lisse gauche
Le fond de rainure de la lisse métallique, vrillé, a nécessité une adaptation continue pour créer le débillardage. Chaque courbe a dû être travaillée en tenant compte des contraintes géométriques imposées par le support.
Ce que l’on ne voit pas : la fluidité des courbes
La fluidité apparente d’une main courante courbe ne doit rien au hasard. Ce travail invisible — ajuster, cintrer, débillarder pour que la courbe soit parfaitement fluide — est l’un des savoir-faire fondamentaux du rampiste. Poser le bois sur le fer n’est que la dernière étape d’un long travail de précision.